



Le Belge Claudy Weibel vient de vivre ses derniers championnats du monde chez les seniors.
La dernière danse d’une légende de la pétanque.
Une page de l’histoire de la pétanque se tourne.
« Plein de raisons m’ont trotté dans la tête concernant cette décision d’arrêter », explique Claudy Weibel. « L’une d’elle était que c’était la dernière de notre coach, Gustave Moens. Il a fait tous les championnats avec moi, et je trouvais que c’était bien d’arrêter en même temps. C’est le seul Belge qui a toujours eu confiance en moi, même dans les moments difficiles. »
Une décision réfléchie, dont le déclic est intervenu au cours de l’été. « Je vais continuer à jouer et gagner encore, j’en suis certain. Mais me voir rejouer en équipe de Belgique sans Gustave à mes côtés, je ne le sentais pas. Et puis le championnat d’Europe cet été à Santa Susanna m’a mis un coup », révèle le joueur belge. « Quand on perd, ça a été un déclic. Aujourd’hui, je n’ai plus le niveau pour rivaliser avec les meilleurs mondiaux. Si dans ma tête, je me dis que je ne peux pas gagner, la motivation n’est plus là. »
« Aujourd’hui, je n’ai aucun regret d’arrêter »
Il compte deux titres mondiaux, mais aussi 19 médailles chez les seniors aux championnats du monde. Champion d’Europe 2009 de tir de précision, Claudy Weibel est également monté à trois reprises sur le podium européen, mais aussi à trois reprises sur ceux des Jeux Mondiaux.
« Aujourd’hui, je n’ai aucun regret d’arrêter », assure celui qui porte la pétanque belge depuis plus de 30 ans. « Il faut travailler avec les jeunes en espérant que ça porte ses fruits dans quelques années. On a quand même de bons résultats ces derniers temps avec des demi-finales au championnat d’Europe, une médaille de bronze mondiale à Rome chez les féminines… la Belgique se comporte bien au niveau international. »
GRAZIELLA COLLURA













